Mardi 8 mars 2067, Louisa, STOP !
Pensez-vous que notre société a trouvé un équilibre entre sa part féminine et masculine? Aujourd'hui, c'est la journée de la femme. Je fais le vœux qu'elle devienne un jour la journée de la part féminine de l'humanité. Le huis clos d'un couple ou d'une famille est quelquefois le siège de violences, physiques, psychologiques, verbales. En 2067, ce type de violences existe toujours mais le groupe soutient plus facilement, les personnes peuvent réaliser plus facilement que leurs héritages de violence ne sont pas naturels.


Bonjour l’Almanagora,

C’est Louise. La petite-fille d’une des fondatrices et militantes du mouvement « Nous Toutes », né en 2018. Je ne prends jamais la parole ici, j’ai 19 ans et je vis à Paris. Je reviens parfois voir ma grand-mère, Marianne. J’écris parce que je suis dans une colère folle. Quand je pense que le mouvement « Nous toutes » fêtera ses 50 ans l’an prochain et qu’il existe encore des ***** de mecs qui se permettent de crier, de menacer, de violenter les femmes, leur femme, même ! Ce que j’ai entendu hier dans un domicile dont je ne citerai pas le nom n’est pas beau à voir ni à entendre. J’ai saisi la mesure d’urgence, pour mettre « Madame » en sécurité. Quant à son « mari », l’agora a enclenché le dispositif d’exil et isolement surveillé avec le dispositif de responsabilisation des violences conjugales. Une reconnaissance et un soutien important, pour la victime, qui semblait tellement culpabiliser de déclencher tout cela. Comme si c’était elle qui déclenchait quelque chose. Non, c’est son mari le seul responsable. Il ne nous a pas laissé le choix que d’intervenir. J’ai trouvé important de dire à la victime qu’elle avait eu le bon réflexe de sortir de la maison pour appeler à l’aide, elle peut se faire confiance. Je ne comprendrai ni ne supporterai jamais que ces violences se produisent. Ma grand-mère me dit qu’elles sont plus rares qu’avant, que les féminicides ont réduit de 60 % depuis 50 ans, qu’après le tsunami de témoignages suscités par la libération de la parole des victimes dans les années 2020, il a fallu construire une politique et une justice plus réactive. Les femmes se sont organisées et renforcées. Dans tout ça, les hommes ont été sujets d’amalgames et parfois bien perdus quant à leur identité, leur virilité. Il a fallu réinventer les places de chacun. Cela n’est pas terminé, me dit-elle, mais elle est confiante. Elle comprend cependant ma colère, car je n’arrive pas à imaginer qu’en 2067 il y ait encore des femmes victimes de violences ou même d’inégalité. C’est inacceptable ! Alors femmes, vous n’êtes pas seules, rejoignez « nous toutes » ! https://www.noustoutes.org/nous-connaitre

Photo de Ron Lach

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