Dimanche 29 mai 2067: Matthieu, Départ d'Emmanuelle
Avez-vous croisé des gens dans le travail, dans la vie personnelle qui vous mettent dans des situations où vous êtes toujours perdus. Vous ne savez pas quoi dire, pas quoi faire, vous en perdez votre latin. A cause d'eux, vous vous mettez dans des situations délicates avec d'autres personnes. En 2067, à l'agora des possibles, ils laissent ces gens passer leur chemin. La transparence de fonctionnement fait que pour ces personnes, cela devient intenable. En 2067, ce ne sont plus les victimes qui partent mais le bourreaux… Et ça se fait naturellement

Bonsoir l'agora,

Emmanuelle est partie aujourd'hui. Je ne suis pas triste. Je crois même que je souffle. Comme si une tension s'était évaporée.

Voilà 5 ans qu'Emmanuelle était arrivée à l'agora. Lorsqu'elle est arrivée, son histoire nous a tous touchés. Nous l'avons accueilli. Nous avons pris soin d'elle. Nous lui avons laissé de la place. Nous l'avons suivie dans certains de ses projets.

Et puis, il y a eu les malentendus, les incompréhensions. Certaines personnes de l'agora se sont disputées sans véritable raison. Petit à petit, on a fait des liens et Emmanuelle, n'était jamais très loin des histoires. Avec Emmanuelle, nous perdions notre latin. Quand elle se retrouvait dans une situation délicate, elle rigolait, et tournait la demande d'explication en dérision.

Il y a eu de la médiation, des conciliabules. Emmanuelle était insaisissable, inconstante, imprévisible, impalpable. J'ose le dire maintenant. Elle m'a manipulé plusieurs fois.

Je vous partage ça car je crois que je serai plus vigilant maintenant avec les personnes qui cachent des choses, qui arrivent à me mettre dans l'incertitude systématiquement.

Bonne soirée, je vais bien dormir ce soir.

Commentaires

Zoé : moi aussi, je ne l'aimais pas

Eliotte : merci pour ton partage Matthieu. Tu as mis des mots sur mes maux avec Emmanuelle. Je comprends mieux ta réponse à mon partage de l’autre jour, lorsque nous nous sommes disputés. Merci! Merci! Merci!

Gaspard : alors elle qu'elle ne remette jamais les  pieds à garagagogo où c'est mon pied qu'elle aura dans le derrière

Bernard : à la scierie, elle avait réussi à mettre en guerre les bûcherons et les scieurs.

Côme : je vous rejoins. Je pense qu'elle a du chemin pour trouver la paix en elle et avec les autres. Bon vent !

Jean-Christophe Léonard

 Crédit photo Jill Wellington

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