Dimanche 6 février 2067 :Iolé, mon histoire dans la peau.
Aujourd'hui, réflexion sur la différence et sur l'histoire de l'autre, sur l'incongruité de la notion de Nation. Ne partageons nous pas la même terre ?Les allemands ferment leurs centrales nucléaires mais ne seront ils pas touché s'il y a un problème en France, en Belgique ou en Suisse?Le temps n'est il pas venu de voir la terre comme une seule nation?La problématique n'est elle pas de trouver le juste équilibre dans la collaboration plutôt que dans la compétition? Je n'aime pas la notion de pôle de compétitivité. Pourquoi pas des pôles de collaboration transnationaux. C'est ce qu'on retrouve dans des domaines comme l'informatique, le spatial, les réseaux,...Le paradoxe est que tout cela passe d'abord par ce que chacun fait dans son environnement local.

C’est drôle, parce que je réfléchissais aujourd’hui, sur le fait qu’on me pose souvent des questions sur ma surdité, mais jamais sur mes origines. Alors que ma surdité n’est pas la première chose que l’on remarque chez moi, dans les premières secondes. La possibilité d’entendre ou non, d’être doté de l’ouïe n’est pas visible. Ma peau foncée, elle, l’est. Peut-être parce que nous sommes nombreux à être métissés, au village, et que toutes les peaux ont leur histoire, la mienne n’est pas plus singulière qu’une autre. Il y a dans la palette de couleurs de peau, des histoires de migrations et de mélanges incroyables. Mais on ne les questionne pas. Parce que le métissage est évident. Parce que tant de gens à la peau foncée sont nés ici, et tant de gens à la peau claire sont nés ailleurs. Parce qu’il est absurde de relier les particularités physiques avec un endroit du globe. Et que questionner quelqu’un sur sa peau peut être déplacé et raciste. C’est pour cela d’ailleurs que se sont battus les gens, dans les années 2000, et depuis la nuit des temps, pour gagner le droit d’avoir la peau noire ou blanche ou jaune ou rouge ou bleu, sans qu’on ne fasse de différence. Pour que les peaux noires aient le droit de ne même pas se rendre compte qu’elles étaient noires, comme les autres. Mais aujourd’hui, c’est avec une certaine une malice que j’aimerais questionner la couleur de ma peau. Parce qu’elle raconte un morceau de mon histoire. Alors je vais questionner, et puis je vais demander des réponses… Excusez-moi par avance du temps que je vais prendre dans les prochaines pages. C’est, je crois, une des fonctions pour lesquelles cet almanagora a été inventé, il y a 45 ans, pour donner la possibilité à chacun de dialoguer avec soi-même et les autres…
Photo de cottonbro

Partager ce post
Archiver
Se connecter Pour laisser un commentaire