Jeudi 12 mai 2067: Paul, transport du bois à la scierie
Avez-vous déjà vécu cette étrangeté qui fait que tout l’univers vous aide dans un projet? Cheminer vers ses rêves n’est pas un long fleuve tranquille. Trouve une voie qui fait sens et qui est juste pour toi, il se passe des phénomènes de synchronicité comme une collusion céleste pour, que ce qui doit arriver, arrive. C’est ce que vit Paul, un étudiant de l'Agora des possibles, dans son projet de dôme.

Ce matin 9h, appel de Bernard, le message est laconique. C'est pour aujourd'hui 14h. 

Je ne m'y attendais pas. J'ai tout laissé en plan à l'Agora. J'ai sauté sur mon vélo, direction la scierie pour les prévenir que le bois arrivait et qu'ils devaient se tenir prêt. Ils ont rigolé. Ça m'a énervé. Ils m'ont dit de ne pas m'inquiéter qu'ils vont s'en occuper dès qu'ils pourront. 

Ensuite j'ai tracé vers la maison. A 10h30, j'étais prêt, chaussures de sécurité, pantalon qui n'a rien à craindre, chapeau, gourde d'eau. 

J'ai regardé ma montre. Nous avions rendez-vous dans 3h. J'avais foncé pour rien. J'ai appelé papa pour le prévenir que c'était pour aujourd'hui. Il est rentré plus tôt. On a déjeuné ensemble. Papa m'a dit qu'il faudra que je sois attentif sur le chantier. Les troncs peuvent rouler en cas de chute du camion, où de la grue. Il m'a proposé de m'accompagner. Ça m'a énervé. Je suis grand maintenant. C'est mon projet.

A 14h tapante, j'étais sur le parking du rendez-vous. Personne! J'ai marché jusqu'au lieu où étaient les troncs. Personne! Alors, Je me suis assis sur les grumes. J'étais bien comme dans un canapé. Je crois que je me suis assoupie. Bientôt, ces bois seraient des planches et ces planches formeront l'ossature du dôme.

J'ai entendu le bruit du tracteur. Je me suis levé. L'attelage était là avec la remorque à grumes de garagagogo. Elle est tellement demandée qu'on a dû attendre 3 semaines pour pouvoir l'emprunter. Le tracteur a fait un tour dans un espace tout petit. C'est étonnant.

Ensuite, on a calé la remorque. Bernard a  pris le contrôle de la grue pour hisser les grumes. En 2h, les 42 grumes étaient sur la remorque. En tout, ça faisait 24 M3 de bois. La remarque était chargée au maximum. Bernard était content qu'il n'y ait qu'un voyage à faire. Il ne s'attendait pas à autant de bois. J'avoue qu'à un moment, je me suis dit qu'on n'arriverait jamais à tous les charger. Et puis un tronc a bougé libérant de l'espace. Bernard est trop fort.

J'ai beaucoup ri pour aller à la scierie,  j'allais plus vite que le tracteur. J'ai compris pourquoi Bernard n'avait pas envie de faire deux chargements. Mine de rien, on y a passé l'après-midi. Je suis épuisée

Voilà une nouvelle étape de passée, les agoranautes. Je me suis demandé pourquoi on n'avait pas amené la scierie dans le bois pour couper les planches sur place. En faisant des recherches, j'ai vu qu'il existe des scieries mobiles. Ça pourrait être pratique. Qu'en pensez vous l'Agora

Commentaire:

Etienne: Si vous coupez les planches sur place dans les forêts, à quoi on va servir à la scierie. :-)

Paul: vous pourriez scier en forêt. Non?

Etienne: A creuser

Crédit Photo Ketounette

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